Quand le chiot arrive, la question des apprentissages à faire se pose aussi.
Quoi lui apprendre en 1er ? A s’asseoir ? Se coucher ? Donner la patte ?

En fait, rien de tout ça !

Pour moi, les 1ers apprentissages devraient se concentrer autour de la relation entre votre chiot et vous, ainsi qu’à l’habituation à son nouvel environnement.
Savoir se poser, patienter, reporter son attention, suivre son humain sont d’autant plus intéressants qu’ils aident à la gestion de tous les jours.

  • Alors par quoi on commence ?

A la maison, on renforce le calme
Votre chiot se couche ? Une récompense se pose entre ses pattes.
Il s’agite, pressé de sortir ? On attend qu’il retrouve un peu de calme.
Il nous invite follement à jouer ? On patiente qu’il redescende en excitation.

Autant de bonnes habitudes que l’on fixe dès le début.

Chiot apaisé, calme
Apprendre à être calme et détendu est aussi important que les éducatifs de base

Astuce : instaurez des moments calmes avec votre chiot. Incitez-le à se poser à côté de vous et profitez-en pour une séance de câlins et de manipulations douces. Ainsi votre chiot apprendra que votre proximité peut aussi se savourer dans le calme.

Dehors, on renforce l’attention
Il est important que votre chiot découvre le monde et il est normal que cela le mette en émoi.
En prenant l’habitude de le féliciter et de le récompenser quand il se reconnecte à vous, vous lui permettez d’apprendre que même si le monde est fabuleux, vous l’êtes encore plus !

chiot campagne promenade
Pour votre chiot le monde est fabuleux, vous devez l’être plus encore !

Astuce : Votre chiot s’est arrêté et vous regarde ? Profitez s’en pour l’inciter à revenir et le récompenser fortement, c’est les prémices d’un Rappel de qualité.

  • Et la socialisation dans tout ça ?

La socialisation est une habituation progressive à un ensemble de stimulus. Trop souvent résumé à la rencontre avec des congénères, c’est en réalité bien plus vaste que ça.
Que cela soit de rester en périphérie d’un marché pour habituer votre chiot à la foule, de regarder au loin les voitures passer sur une route, des enfants jouer dans une cour d’école ou de rencontrer des copains, la socialisation englobe toutes ces choses qui feront partie de l’environnement de vie de votre chiot.

Une bonne socialisation passe par une mise en situation progressive et respectueuse des émotions de votre chiot.

Une rencontre le met mal à l’aise ? On le sort de là.
Une stimulation l’excite trop ? On en diminue l’intensité (en s’éloignant par exemple)
Le but est que votre chiot analyse sereinement ce qui se passe afin que cela devienne banal pour lui.

  • Attention avec les congénères

Trop souvent on est tenté de laisser son chiot aller voir tous les chiens que l’on croise car on veut profiter de chaque opportunité avant qu’il ne soit trop tard (trop tard pour quoi, d’ailleurs ?)
Gardez à l’esprit que si vous laissez votre chiot aller voir tous les chiens qui croisent votre route, il deviendra normal, voire systématique, pour lui d’aller à leur rencontre.
A terme, votre chien voudra aller voir tous ses congénères et ne comprendra pas que ce n’est pas toujours possible (car en laisse, dans un endroit non propice à une rencontre, etc…).
De plus, vous l’exposez au risque de faire une mauvaise rencontre (chien non sociable, trop brusque, etc…).
Il vaut mieux faire moins de rencontres mais de bonnes qualités et surtout apprendre à votre chiot qu’il n’aura pas toujours accès aux copains que l’on croisent.

  • Et surtout on passe de bons moments ensemble !

Que ce soit des parties de jeu, des recherches endiablées de friandises ou juste un instant de calme devant un beau couché de soleil, passez du temps avec son chiot.
La confiance et la complicité se développent lors d’interactions positives pour les 2 parties.

Ne soyez pas trop exigeant, laissez votre chiot se développer à son rythme tout en l’accompagnant au mieux.

Vous avez peur de mal faire ? D’encourager un mauvais comportement ?
N’hésitez pas à vous faire aider par un professionnel bienveillant et à jour dans ses connaissances (pas de dominance ou d’utilisation de la peur/douleur).

Il vaut mieux prévenir que guérir, un petit problème peut devenir un gros souci.

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